Option latin}}

Information à destination des parents des élèves de 6e

Les élèves du collège ont la possibilité de suivre à partir de la 5e un enseignement de latin ; en tant que parents d’un élève de 6e, vous êtes donc invités à vous prononcer sur le choix de cette option lors des réinscriptions, à la fin de l’année de 6e. Le présent document est destiné à éclairer votre choix.

Il vous est cependant aussi possible, bien entendu, de demander précisions ou conseils au professeur principal ou au professeur de latin : il suffit de solliciter un rendez-vous ou un contact téléphonique par l’intermédiaire du carnet de correspondance.

Précisions d’ordre pratique

  • Le latin est une option facultative : tout élève* est libre de la choisir ou non quand il entre en 5e (mais s’il ne la choisit pas en 5e, il ne pourra le faire en 4e ou en 3e, sauf à faire l’effort de rattraper ce qui aura déjà été vu). * Sauf les élèves inscrits en section sportive : leur emploi du temps déjà chargé ne leur permet pas de suivre l’option latin.
  • Cet enseignement se poursuit jusqu’en fin de 3e. Le latin en 5e n’est pas une initiation mais un "vrai" cours, et il sera demandé aux élèves qui auront fait le choix de l’option en 5e de la conserver jusqu’en 3e. Il s’agit donc d’un engagement pour trois ans. Cependant l’équipe éducative (et elle seule) réunie en conseil de classe pourra éventuellement suggérer un abandon du latin, si des difficultés dans l’ensemble des matières justifiait un allègement de la charge de travail.

En revanche, à l’issue de sa scolarité au collège, l’élève est bien sûr libre de conserver ou non l’option latin au lycée.

  • L’horaire hebdomadaire est de 2h en 5e, 3h en 4e et 3h en 3e (comme pour les langues vivantes).

Cela signifie que les latinistes ont très peu d’heures de permanence et doivent donc travailler plus que les autres à la maison. Il n’est cependant pas inutile de rappeler que le travail vraiment personnel et efficace se fait précisément à la maison (et que profiter d’une heure de permanence pour, par exemple, recopier l’exercice fait par un camarade ne présente aucun intérêt).

Cela a en contrepartie l’avantage de les obliger à s’organiser. L’expérience prouve que les latinistes ne sont pas plus "accablés par le travail" que les autres (en témoigne la proportion élevée de latinistes dans les activités proposées en marge des cours : clubs, etc.) : ils apprennent seulement à se montrer plus efficaces ; et les méthodes de travail qu’ils acquièrent font qu’ils sont mieux « armés » pour aborder la suite de leurs études.

  • Le latin étant la seule option facultative proposée, les élèves ont le choix entre le latin "ou rien". Cet enseignement ne peut donc que constituer un plus.
  • La moyenne obtenue en latin compte dans la moyenne générale qu’elle peut donc faire baisser… ou augmenter. Il est bien évident cependant que l’enseignant, parfaitement conscient des efforts consentis par ses élèves, s’emploie à valoriser au maximum le travail accompli : la grande diversité des travaux évalués permet à tout élève sérieux, même s’il rencontre des difficultés, de s’assurer au minimum une moyenne acceptable (un quart de point en plus ou en moins dans une moyenne trimestrielle étant au demeurant bien peu de chose au regard du « supplément culturel » que les élèves acquièrent pour la vie).

Il est à noter qu’en 3e, la moyenne de latin ne peut pénaliser un élève pour l’obtention du brevet (mais peut l’avantager par rapport aux non-latinistes) : en effet seuls les points au-dessus de la moyenne sont pris en compte et ajoutés au total des points obtenus par ailleurs (ce qui permet dans certain cas d’atteindre le nombre de points requis pour telle ou telle mention). Contenu des cours

  • Ils sont axés sur :

a) L’étude de la langue et des textes latins.

L’étude de la langue se fait à partir de textes d’auteurs latins, l’objectif étant non pas, comme en langue vivante, de parler la langue, mais de comprendre les textes.

L’apprentissage de la langue repose (toujours à la différence des langues vivantes) sur un va-et-vient continuel entre le latin et le français (mais aussi d’autres langues romanes que les élèves étudient déjà, ou étudieront peut-être, comme l’espagnol ou l’italien ; même l’anglais, qui ne vient pourtant pas du latin, présente un grand nombre de mots d’origine latine).

Cela permet en particulier aux élèves de consolider leurs connaissances en français, en orthographe, en grammaire, en vocabulaire. De plus l’étude des textes, littéraires ou non, se prête à des rapprochements éclairants avec les époques ultérieures, en particulier la nôtre, favorisant et enrichissant la réflexion.

b) Les multiples aspects de la civilisation romaine (histoire, croyances, vie quotidienne, arts, techniques,…)

Cette étude fournit notamment des clés multiples pour la compréhension de notre propre monde, et contribue à familiariser les élèves avec toutes sortes de notions, parfois abstraites et assez difficiles d’accès.

La civilisation est abordée en cours à partir de l’étude des textes et de l’analyse de documents divers (œuvres d’art, monnaies,…) mais aussi à travers des travaux de recherches au CDI, avec initiation à la recherche documentaire, y compris sur internet, prise de notes, entraînement à l’analyse / la synthèse, saisie et mise en forme des documents, élaboration de panneaux d’exposition par exemple : il s’agit donc de travaux très ambitieux mais aussi très formateurs.

L’essentiel du travail est fait en cours. Ce qui est donné à faire à la maison consiste surtout en leçons, qui ne constituent pas une grosse charge de travail si elles sont apprises régulièrement ; mais il s’agit là d’appliquer les mêmes méthodes de travail que dans les autres disciplines…

Pour plus de détails sur tout cela, il est possible de consulter les programmes de langues anciennes sur les sites internet de l’académie ou du ministère.

Il est à noter enfin que les cours de latin se font le plus souvent en effectif réduit. Cela permet aux élèves de s’exprimer plus facilement à l’oral, de bénéficier d’un « temps de parole » plus long, peut-être de « s’épanouir » davantage que dans d’autres cours, et d’avoir une chance supplémentaire de prendre conscience de leurs défauts et de les corriger : il va de soi qu’il est plus facile de raisonner, de cadrer, et aussi de valoriser un élève dans un groupe restreint.

On peut considérer qu’à travers :

  • le travail effectué sur le français et la littérature en particulier,
  • la réflexion sur les méthodes de travail en général (prise de notes, recherches documentaires, utilisation de l’informatique et d’internet, apprentissage des leçons, lecture des consignes, etc.),
  • le temps que l’on peut prendre pour aborder tel ou tel problème rencontré par les élèves, le latin constitue une sorte de cours de soutien / approfondissement "de luxe", sans même parler du supplément de culture que constituent les connaissances spécifiques sur la langue latine et la civilisation (gréco-)romaine.

Intérêt de l’apprentissage du latin : précisions complémentaires

Les retombées de tout cela à plus ou moins longue échéance dépassent largement le cadre du latin. Ajoutons en particulier à ce qui a été dit plus haut que le latin peut se révéler très utile par la suite dans un certain nombre de domaines, en particulier sur le plan professionnel :

  • Apprentissage des langues romanes (issues du latin). Le latin, dit « langue morte », s’est imposé dans une bonne partie de l’Europe, où il n’a cessé d’être parlé tout en se transformant pour donner les langues romanes : italien, espagnol, portugais, français, roumain, etc. (ce qui témoigne en fait d’une belle vitalité !). Il va de soi que la connaissance du latin facilite grandement l’approche de toutes ces langues (et même celle de langues non romanes : savoir jongler avec les déclinaisons notamment peut avoir son utilité, et le vocabulaire anglais est en partie d’origine latine).
  • Le latin une fois « mort » a continué à être enseigné, parlé et écrit pendant tout le Moyen Age et au-delà. Il a joué pendant des siècles le rôle de langue « internationale » dévolu aujourd’hui à l’anglais, et la majeure partie de ce qui s’est écrit jusqu’à la Renaissance en Europe l’a été en latin. La connaissance du latin est donc précieuse pour quiconque se destine à l’étude de l’histoire (et pas seulement antique) ou à l’archéologie.
  • La langue du droit est imprégnée de latinismes voire de mots latins utilisés tels quels.
  • Le vocabulaire médical et pharmaceutique fait un grand usage des termes latins (et grecs).
  • Dans de nombreux autres domaines une connaissance même élémentaire du latin peut s’avérer très utile à un moment ou à un autre (botanique, histoire de l’art,…).

Pour conclure…

L’apprentissage du latin n’est pas facile, et comme tout apprentissage il demande un investissement personnel. Mais en sollicitant à la fois finesse, logique, mémoire, persévérance, entre autres, il permet de développer ces qualités.

Le fait que cet enseignement soit (encore) proposé aux élèves est une chance à saisir. Le bénéfice que l’on en tire est largement à la mesure des efforts consentis.

Rappelons pour finir que les élèves ont tout intérêt à « cultiver des différences ». Ce qui fera que peut-être un jour leur dossier sera retenu de préférence à celui d’autres élèves tout aussi brillants, ce sera ce qu’ils auront pratiqué en plus : la musique, le sport, le chinois… ou le latin ; parce que c’est le gage d’une culture plus étendue, et parce qu’ils auront fait la preuve de leur puissance de travail et de leur ouverture d’esprit.