Ce travail sur les musiques actuelles a aussi été l’occasion pour Léa, une des élèves de la classe, d’interviewer son oncle, batteur dans un groupe de Rock.

Interview du batteur du groupe, Olivier Faguet :

-Qui a choisi le nom de votre groupe ?

Il a été choisi par les guitaristes du groupe (2 frères et leur meilleur ami) qui ont répété ensemble pendant plusieurs années à partir de l’âge de 35 ans. Je me suis ensuite joint à eux.

- D’où vient ce nom ?

Mon interprétation est la suivante : le groupe jouait des reprises de groupes de rock des années 80, dont les leaders en général, étaient morts, soit rongés par la drogue, soit suicidés comme Ian Curtis, le chanteur des Joy Division (leur groupe préféré). Ian Curtis, qui souffrait d’épilepsie, a écrit des textes très sombres. Il est l’un des précurseurs d’un mouvement musical : la cold wave, début des années 80, (qui a vu naître par la suite les Cure) Le film « Control » retrace la vie déchirée du chanteur des Joy Division.

- Quand et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Par le biais d’une collègue de travail, qui est la compagne du lead Guitar (guitariste solo), qui m’a fait savoir que son groupe jouait et recherchait un batteur depuis quelques années.

- Vouliez-vous monter un groupe avant cette rencontre ?

Personnellement, après une longue période (depuis l’âge de 23 ans…) sans jouer en groupe, je ne l’espérais plus. J’avais acheté une batterie électronique en espérant jouer à la maison, seul, et avec ma femme qui se mettait à la guitare, et peut être mes enfants, un jour s’ils se décidaient à faire de la musique… Je me rends compte de la chance que j’ai d’avoir rencontré (à mon âge) des gars avec qui ça colle : ils sont sympas et tolèrent mon amateurisme.

- Comment avez-vous appris la musique ? A quel âge ?

A l’âge de 20 ans, j’ai pris des cours particuliers pendant 6 mois, cela m’a permis d’apprendre les bases ainsi qu’à lire une partition. Ensuite j’ai eu une aventure en groupe pendant un an, plus tard une autre tentative, puis plus grand-chose malgré des essais pendant une dizaine d’années…Et enfin The Dead Monkeys (pour moi, je suis encore en apprentissage et dans ma tête, je suis toujours un débutant, ce qui est parfois gênant…).

- Exercez -vous un métier à côté de la musique ? Si oui, lequel ?

Je suis instituteur mais certaines autres passions prennent aussi beaucoup de temps : être père entre autre sans oublier d’autres passions aquatiques.

-Est-ce que la musique vous prend du temps sur votre vie quotidienne ?

Trois heures de répétitions hebdomadaires plus 1h30 de déménagement et rangement du matériel (et temps de trajet). Il faudrait jouer 30 min par jour pour, à mon niveau progresser techniquement mais je ne prends pas le temps de le faire… Il faut prendre en compte également le coût de cette passion : les instruments, la sono, le matériel, l’enregistrement…. et les frais de véhicule pour les transporter…

-Comptez-vous vous faire de la musique pendant encore quelques années ou encore pour longtemps ?

Au moins pour un ou deux ans car nous avons investi dans une sono. Pour l’instant c’est plaisant, d’autant plus depuis que l’on compose nos propres morceaux (depuis le concert au Labo de Dinan) mais ça demande pas mal d’efforts quand il faut retourner sur Dinan le soir, à 20h30 (retour 0h30). Et puis quand on aura un set d’une dizaine de morceaux (on en a 4 aujourd’hui), viendra peut-être le temps des concerts, ce sera encore une nouvelle aventure, donc on verra de quoi est fait l’avenir…

Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions. A bientôt.

Un article de Léa et R. Océane